Maladies et ravageurs sous serre : les reconnaître et les prévenir
Mildiou, pourriture grise, oïdium, aleurodes, pucerons, araignées rouges, thrips : un tableau pour identifier le problème, les gestes qui le préviennent, les auxiliaires utiles et ce que la loi autorise aux jardiniers amateurs.

Tableau des maladies et ravageurs courants sous serre
Ce tableau résume les problèmes les plus fréquents dans une serre de jardin. Les conditions indiquées viennent des fiches d’Ephytia, la base de l’INRAE sur la santé des plantes, et du site Jardiner Autrement, animé par la Société nationale d’horticulture de France avec le soutien de l’Office français de la biodiversité.
| Problème | Ce que vous voyez | Ce qui le favorise | Prévention prioritaire |
|---|---|---|---|
| Mildiou | Taches jaunes puis brunes qui sèchent vite sur les feuilles, grandes taches brunes sur les tiges, fruits marbrés de brun | Humidité supérieure à 90 %, eau sur les feuilles, nuits fraîches | Aérer, arroser au pied, ne jamais mouiller le feuillage le soir |
| Pourriture grise (botrytis) | Moisissure grise et duveteuse sur les tiges, les fruits et les feuilles fanées, chancres sur la tige | Humidité proche de 95 % entre 17 et 23 °C, plaies de taille | Tailler le matin par temps sec, retirer fruits pourris et débris |
| Oïdium | Feutrage blanc et poudreux sur les feuilles, surtout concombres, courgettes et melons | Temps chaud et lourd (orageux), courants d’air, plants serrés | Espacer, limiter l’azote, choisir des variétés tolérantes |
| Aleurodes | Petites mouches blanches d’environ 1 mm qui s’envolent quand on touche la plante, miellat collant puis dépôt noir | Chaleur, plantes hôtes, mauvaises herbes | Pièges jaunes, désherbage, auxiliaires |
| Pucerons | Colonies sur les jeunes pousses, feuilles déformées, petites mues blanches, miellat | Températures douces et ambiance estivale de la serre | Plants sains, surveillance des jeunes pousses, auxiliaires |
| Araignées rouges | Points clairs sur les feuilles, qui jaunissent puis roussissent, fines toiles au revers | Air chaud et sec, excès d’azote, insecticides qui tuent leurs prédateurs | Ombrer, bassiner, acariens prédateurs |
| Thrips | Plages argentées ponctuées de points noirs, fleurs déformées | Plus de 20 °C et air sec | Pièges bleus, débris éliminés, auxiliaires |
Deux familles se dessinent : l’humidité favorise les maladies, la chaleur sèche favorise les acariens et les thrips. Bien conduire une serre consiste à tenir l’équilibre entre les deux.
Inspecter sa serre : où regarder et avec quoi
Un problème repéré tôt se contient beaucoup plus facilement. Faites le tour de la serre au moins une fois par semaine, plus souvent quand il fait chaud.
- Le revers des feuilles. Aleurodes, pucerons, araignées rouges et larves de thrips vivent surtout à la face inférieure des feuilles. Les aleurodes pondent de préférence sur les jeunes feuilles du haut des plants.
- Les jeunes pousses. Les pucerons forment d’abord des foyers sur quelques plantes isolées, avant de se disperser quand apparaissent les individus ailés.
- Le bas des tiges et les plaies de taille, par où la pourriture grise entre le plus souvent.
- Les pièges englués. L’INRAE conseille de suspendre des panneaux jaunes au-dessus des cultures dès la plantation pour détecter les premiers aleurodes et pucerons. Les pièges bleus attirent les thrips et, selon Jardiner Autrement, épargnent davantage les insectes utiles.
- Une loupe, indispensable pour distinguer les thrips et les araignées rouges, presque invisibles à l’œil nu.
Un thermomètre à minima et maxima, associé à un hygromètre, aide à relier ce que vous observez au climat de la serre.
Mildiou, pourriture grise, oïdium : les maladies de l’humidité
Ces maladies ont besoin d’humidité pour infecter les plantes. Sous serre, l’absence de pluie est un atout, à condition de maîtriser l’arrosage et la condensation.
Le mildiou (Phytophthora infestans) touche surtout la tomate et la pomme de terre. D’après la fiche d’Ephytia sur le mildiou de la tomate, il exige une humidité relative supérieure à 90 %, sa sporulation est optimale entre 16 et 22 °C, et deux heures d’eau sur les feuilles suffisent à amorcer une infection. Un air sec et des températures proches de 30 °C le freinent. Le risque monte à la fin de l’été et à l’automne, quand les écarts entre le jour et la nuit donnent des rosées persistantes, et après un arrosage du feuillage en fin de journée. Retirez les feuilles atteintes dès les premières taches et sortez-les de la serre.
La pourriture grise (Botrytis cinerea) peut attaquer presque toutes les plantes, et Ephytia souligne qu’elle est particulièrement difficile à maîtriser sous abri, où l’on retrouve le plus souvent l’ambiance humide qu’elle recherche. Selon sa fiche sur la pourriture grise de la tomate, une humidité proche de 95 % et des températures de 17 à 23 °C lui sont très favorables. Elle entre par les plaies de taille et colonise les tissus fanés : pétales, vieilles feuilles, fruits abîmés. Les méthodes de protection recommandées sont simples : tailler le matin pour que les plaies sèchent dans la journée, couper net au ras de la tige sans laisser de chicot, éviter de tailler par temps couvert et humide, et ramasser régulièrement fruits pourris et débris.
L’oïdium forme un feutrage blanc et poudreux sur les deux faces des feuilles, surtout chez les concombres, les courgettes et les melons, mais aussi chez la tomate. Contrairement au mildiou, il n’a pas besoin d’eau sur les feuilles : la fiche Jardiner Autrement sur l’oïdium des cucurbitacées cite un temps chaud et humide sans eau liquide, et précise qu’une fois la maladie installée, les plantes ne se soignent plus. Seule la prévention fonctionne : plants espacés, engrais azotés limités, feuilles touchées retirées, variétés résistantes ou tolérantes. Cultiver des cucurbitacées au même endroit année après année, a fortiori sous serre, entretient la maladie.
Pour réduire l’humidité à la source, consultez notre guide sur la condensation et l’humidité dans une serre.
Aleurodes, pucerons, araignées rouges, thrips : les ravageurs de la chaleur
La serre accélère aussi la vie des ravageurs. Comme l’explique Jardiner Autrement, la hausse des températures de jour raccourcit leur cycle : ils y font plus de générations qu’au jardin et peuvent parfois rester actifs toute l’année.
- Aleurodes (mouches blanches). La mouche blanche des serres (Trialeurodes vaporariorum) mesure environ 1 mm et se couvre d’une poudre cireuse blanche. Son cycle complet dure moins de 20 jours à 27 °C, contre plus de 40 jours à 14 °C, selon la fiche Ephytia sur les aleurodes de la tomate. Elle s’installe sur les tomates, concombres, aubergines et poivrons, mais aussi sur les géraniums et de nombreuses plantes d’ornement. Son miellat se couvre de fumagine, un dépôt noir qui réduit la photosynthèse et salit les fruits.
- Pucerons. Ils forment des colonies sur les jeunes feuilles, qui se déforment, et laissent des mues blanches et du miellat. D’après la fiche Ephytia sur les pucerons de la tomate, chaque individu peut donner 40 à 100 descendants, et plusieurs espèces transmettent des virus.
- Araignées rouges. Ce ne sont pas des insectes mais des acariens, les tétranyques tisserands (Tetranychus urticae). Les feuilles se couvrent de points clairs, jaunissent puis roussissent, et de fines toiles apparaissent au revers. Leur développement est optimal entre 23 et 30 °C avec moins de 50 % d’humidité relative : la phase larvaire dure 16 jours à 20 °C mais 7 jours à 31 °C, d’où 6 à 7 générations en été (encyclopédie HYPP d’Ephytia). Une fertilisation azotée excessive et les insecticides qui éliminent leurs prédateurs les favorisent aussi (fiche Ephytia sur les tétranyques de l’aubergine).
- Thrips. Ces minuscules insectes aux ailes frangées vident les cellules des feuilles : il en reste des plages argentées ponctuées de points noirs, leurs déjections, et les fleurs peuvent se déformer. Jardiner Autrement les dit favorisés par des températures supérieures à 20 °C et une faible hygrométrie, et la fiche Ephytia sur les thrips rappelle que le thrips californien a causé d’importants dégâts, en particulier sous serre.
Prévenir par le climat de la serre
Le même geste ne règle pas tous les problèmes : trop d’humidité favorise les maladies, trop de chaleur sèche favorise acariens et thrips. Visez un air renouvelé, jamais saturé, sans excès de chaleur.
| Situation | Risque principal | Geste |
|---|---|---|
| Matin frais, buée sur les parois | Mildiou, pourriture grise | Ouvrir progressivement dès que le soleil chauffe |
| Arrosage du feuillage le soir | Mildiou, pourriture grise | Arroser au pied, le matin |
| Journée chaude, serre fermée | Araignées rouges, thrips, stress des plantes | Aérer par le toit, ombrer |
| Été sec et ensoleillé | Araignées rouges, thrips | Bassiner le feuillage le matin |
| Plants serrés, feuillage dense | Oïdium, pourriture grise | Espacer, palisser, effeuiller le bas des tomates |
- Aérer tous les jours, progressivement. Pour Jardiner Autrement, l’aération est primordiale : même en hiver, évitez de confiner totalement la serre, et en été l’air ne devrait pas dépasser 35 °C sur une longue période. Une fenêtre de toit à ouverture automatique évacue l’air chaud par le haut grâce à un vérin à cire, sans électricité, même en votre absence. La routine complète est détaillée dans notre guide pour bien ventiler une serre.
- Éviter les courants d’air violents. Toujours selon Jardiner Autrement, des courants d’air trop forts blessent les plantes et dispersent les spores d’oïdium et de pourriture grise : choisissez les ouvertures en fonction du vent.
- Arroser au pied, le matin. L’INRAE recommande de n’arroser sous abri que lorsque les plantes peuvent évaporer, et d’éviter tout film d’eau sur les feuilles. Un système d’irrigation goutte-à-goutte apporte l’eau au pied, plante par plante, sans mouiller le feuillage.
- Espacer et palisser. Des plants serrés gardent l’humidité dans le feuillage, et un excès d’azote donne des tissus tendres, plus sensibles à la pourriture grise. Chez la tomate, retirer les feuilles du bas améliore la circulation de l’air, selon Ephytia : voir notre guide pour cultiver des tomates sous serre.
- Rafraîchir par temps sec. Ombrez en été et pratiquez le bassinage : une pulvérisation de très faibles quantités d’eau sur le feuillage, en anticipation de la montée en température, jamais en pleine chaleur. L’humidité gêne thrips et araignées rouges ; réservez ce geste aux cultures peu sensibles aux maladies du feuillage, pour que les feuilles sèchent avant le soir.
Les auxiliaires : lutter contre les ravageurs sans pesticide
Les auxiliaires sont des insectes et des acariens qui mangent ou parasitent les ravageurs. La serre a un double effet sur eux, note Jardiner Autrement : ses parois freinent l’arrivée des auxiliaires du jardin, mais elles rendent plus efficaces les lâchers d’auxiliaires issus d’élevages. Voici ceux que citent l’INRAE et Jardiner Autrement.
| Ravageur | Auxiliaires utiles |
|---|---|
| Aleurodes | Encarsia formosa et Eretmocerus eremicus (petites guêpes parasitoïdes), Macrolophus (punaise prédatrice) |
| Pucerons | Aphidius colemani, Aphidius ervi, Aphelinus abdominalis (petites guêpes parasitoïdes), Aphidoletes aphidimyza (cécidomyie prédatrice), coccinelles, chrysopes |
| Araignées rouges | Acariens prédateurs de la famille des phytoséiides, comme Phytoseiulus persimilis, certaines punaises et coccinelles |
| Thrips | Punaises, acariens ou thrips prédateurs |
- Agir tôt. Introduisez les auxiliaires dès les premiers ravageurs repérés sur les pièges ou au revers des feuilles, plutôt qu’en pleine pullulation.
- Accueillir ceux du jardin. Ouvrez les portes par beau temps et gardez autour de la serre des fleurs et une haie variée. Selon Jardiner Autrement, une larve de chrysope consomme de 200 à 500 pucerons pendant son développement.
- Les épargner. Ephytia recommande de favoriser les prédateurs des araignées rouges en évitant les insecticides. Un traitement à large spectre, même autorisé au jardin, peut aussi tuer les auxiliaires.
Quels produits un jardinier amateur peut-il utiliser ?
À jour au 27 septembre 2026. La loi n° 2014-110 du 6 février 2014, dite loi Labbé, a été modifiée en 2015 par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et figure aujourd’hui à l’article L. 253-7 du code rural et de la pêche maritime. Depuis le 1er janvier 2019, la vente des pesticides chimiques aux particuliers est interdite, rappelle le site du ministère chargé de l’écologie (page mise à jour le 10 septembre 2025). Pour un usage non professionnel, la loi interdit la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits phytopharmaceutiques, à trois exceptions près (texte de la loi sur Légifrance) :
- les produits de biocontrôle figurant sur la liste établie par l’administration ;
- les produits qualifiés à faible risque au sens du règlement européen (CE) n° 1107/2009 ;
- les produits dont l’usage est autorisé en agriculture biologique.
En pratique :
- Cherchez la mention « Emploi autorisé au jardin » (EAJ) sur l’emballage, et vérifiez que l’usage visé (la culture et le problème) figure bien dans l’autorisation. Le catalogue officiel E-Phy de l’Anses recense les produits autorisés et leurs usages : c’est l’outil vers lequel renvoient Ephytia et Jardiner Autrement.
- Suivez l’étiquette à la lettre : dose, nombre d’applications, délai avant récolte.
- « Naturel » ne veut pas dire sans effet sur les auxiliaires. Jardiner Autrement déconseille par exemple les traitements généralisés à base de pyréthrines naturelles, qui agissent sur le système nerveux de tous les insectes sans distinction. Ephytia signale aussi des résistances aux insecticides chez les aleurodes, les pucerons et les thrips.
- Ne gardez pas d’anciens produits achetés avant 2019 et devenus interdits : leur détention l’est aussi. Renseignez-vous auprès de votre déchèterie pour les déposer.
Hygiène de fin de saison : couper le cycle
Au printemps, les premières attaques viennent souvent des ravageurs et des maladies qui ont passé l’hiver dans la serre. D’après Ephytia, les thrips s’abritent dans les débris végétaux, dans la structure des abris et jusqu’à 8 cm de profondeur dans le sol ; les araignées rouges hivernent dans les serres près des sources de chaleur ; la pourriture grise se conserve sur les débris et ses sclérotes persistent plusieurs années dans le sol. Les aleurodes, elles, n’ont pas de forme d’hivernage : elles ne se maintiennent que sur des plantes vivantes, par exemple des géraniums rentrés pour l’hiver.
- Videz la serre après les dernières récoltes : arrachez les cultures terminées avec leurs racines, ramassez feuilles et fruits tombés, et sortez de la serre les plantes malades.
- Désherbez l’intérieur et les abords : morelle, laiteron, amarante ou chénopode blanc servent de réservoir aux aleurodes, et de nombreuses herbes spontanées accueillent les œufs de pucerons en hiver.
- Rangez ou jetez les cartons, bois et pots inutiles, qui servent d’abri.
- Nettoyez la structure et les parois sans produit agressif pour le polycarbonate, en suivant notre méthode pour nettoyer une serre en polycarbonate.
- Inspectez les plantes hivernées au revers des feuilles avant de les rentrer.
En cas de gros problème parasitaire, Jardiner Autrement décrit une « étuve sanitaire » : à l’automne, par des journées encore chaudes, videz la serre puis fermez-la pour faire monter la température et éliminer les parasites restants. Une bâche plastique transparente (surtout pas noire) posée sur un sol humidifié en profondeur aide la chaleur à pénétrer dans la terre. Retirez d’abord les tuyaux d’arrosage en plastique, que la chaleur peut déformer.
Enfin, la surface limitée d’une serre restreint les rotations, ce qui favorise les maladies du sol. Alternez autant que possible les familles de légumes d’une année sur l’autre ; pour les espèces où c’est possible, comme la tomate, Jardiner Autrement conseille aussi des plants greffés sur un porte-greffe résistant aux maladies. Pour entretenir la terre, voir notre guide pour préparer le sol d’une serre. Faites ce grand ménage avant les premières gelées, dont la date varie selon les régions et les années.
Vos questions, en bref
Gardez les feuilles sèches : arrosez au pied, le matin, jamais sur le feuillage en fin de journée, et aérez chaque jour pour que l’humidité ne stagne pas, surtout à la fin de l’été quand les nuits fraîchissent. Espacez et palissez les plants, retirez les feuilles du bas des tomates et sortez de la serre toute feuille tachée dès les premiers symptômes. En fin de saison, éliminez tous les débris : le mildiou peut se conserver dans le sol.
Repérez-les tôt avec des pièges englués jaunes suspendus au-dessus des cultures, puis introduisez des auxiliaires : la petite guêpe Encarsia formosa parasite les larves d’aleurodes et la punaise Macrolophus s’en nourrit. Désherbez la serre et ses abords, contrôlez les plants avant de les rentrer et évitez les insecticides à large spectre, qui tuent aussi les auxiliaires. Des résistances aux insecticides sont connues chez ces ravageurs.
Parce que la serre leur offre ce qu’elles préfèrent : un air chaud et sec. Leur développement est optimal entre 23 et 30 °C avec moins de 50 % d’humidité relative, et elles enchaînent 6 à 7 générations en été. Elles peuvent aussi passer l’hiver dans la serre, près des sources de chaleur. Aérez, ombrez, bassinez le feuillage le matin, modérez l’azote et introduisez des acariens prédateurs dès les premiers signes.
Depuis le 1er janvier 2019, un jardinier amateur ne peut plus acheter, utiliser ni détenir de pesticides chimiques de synthèse. Restent autorisés les produits de biocontrôle, les produits à faible risque et ceux utilisables en agriculture biologique, qui portent la mention « Emploi autorisé au jardin ». Vérifiez que votre culture et le problème visé figurent sur l’étiquette ou dans le catalogue E-Phy de l’Anses. Règles à jour au 27 septembre 2026.
Un grand nettoyage chaque automne est indispensable : sortez les débris végétaux, désherbez, rangez des pots et des tuteurs propres, lavez les parois et contrôlez les plantes gardées pour l’hiver. Une désinfection plus poussée se justifie après une maladie ou une forte attaque de ravageurs. Jardiner Autrement propose alors une « étuve sanitaire », qui consiste à fermer la serre vide par des journées encore chaudes pour faire monter la température.
Il s’agit le plus souvent de fumagine, un champignon qui se développe sur le miellat, le liquide sucré et collant rejeté par les aleurodes et les pucerons. Elle couvre la surface des feuilles, ce qui réduit la photosynthèse, et salit les fruits. Pour vous en débarrasser, traitez la cause : cherchez les insectes au revers des feuilles et agissez contre eux avec des pièges et des auxiliaires.



